Écopsychologie

L’écopsychologie va se fonder sur l’idée que l’humain est par essence un être ancré dans la nature. Ce courant viendra élargir le champ systémique en prenant aussi en compte l’environnement naturel.

Concrètement, l’écothérapeute va explorer comment recréer le lien avec la nature, il/elle peut proposer au patient d’aller en pleine nature, d’affronter ses peurs qui, bien souvent, le renvoie aux peurs de sa propre nature (ce qu’il y a de vivant en lui : son corps, ses « tripes », ses émotions), de quitter son attitude anthropocentriste et de faire appel à sa sensibilité naturelle animiste (reconnaissance que les autres règnes du vivant ont une âme aussi).

Dans son ouvrage co-écrit avec Molly Young Brown, « Écopsychologie pratique et rituels pour la terre, Retrouver un lien vivant avec la nature » (Editions le souffle d’or, 2008), Joanna Macy explique combien il est nécessaire de « changer de cap », si nous voulons « prendre part à la guérison du monde ». Il s’agit de réaliser un « passage radical d’une société de croissance industrielle autodestructrice à une société compatible avec la vie ».

Il s’agira donc de rétablir l’équilibre, la relation de réciprocité entre l’humain et le non-humain.